Enjeux et perspectives

Cancers digestifs

Cancers digestifs : les hépato-gastroentérologues sont indispensables

Les cancers digestifs (œsophage, estomac, foie, pancréas, voies biliaires, intestin grêle, côlon rectum et anus) représentent plus de 20% des cas incidents de cancers en France. Le cancer colorectal (CCR) est le 3ème cancer le plus fréquent en France (hors cancer de la prostate), l’incidence du cancer du foie et du pancréas augmente. Les hépato-gastroentérologues sont impliqués dans la prise en charge des cancers digestifs à toutes les étapes de la maladie et du parcours de soin du patient.

  • Prévention par le traitement de lésions précancéreuses (adénome colorectal, endobrachy-œsophage, gastrite à Helicobacter pylori, hépatites virales, dysplasie anale), la prise en charge nutritionnelle et la lutte contre l’alcoolisme.
  • Dépistage à travers l’organisation du dépistage du cancer colorectal et le suivi de patients à risque accru
  • Diagnostic par l’endoscopie digestive effectuée pour symptômes digestifs ce qui implique aussi l’annonce du diagnostic.
  • Traitement après décision thérapeutique en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire à laquelle participe les hépato-gastroentérologues en collaboration avec les oncologues, chirurgiens, pathologistes, radiologues, biologistes. L’hépato-gastroentérologue a un rôle central dans la mise en œuvre du traitement souvent multimodal reposant sur les principaux éléments suivant : intervention chirurgicale, endoscopie interventionnelle, chimiothérapie systémique et locale, radiothérapie et radiologie interventionnelle. Aujourd’hui près du tiers des hépato-gastroentérologues sont impliqués dans la prescription des chimiothérapies.
  • Suivi du patient, notamment endoscopique, après le traitement, prise en charge des récidives.
  • Expertise pour certaines tumeurs rares notamment tumeurs neuroendocrines, GIST, lymphomes digestifs, adénocarcinome de l’ampoule de Vater, adénocarcinome du grêle.

L’hépato-gastroentérologue est donc impliqué depuis le diagnostic jusqu’à la guérison ou la mise en œuvre de soins palliatifs. Il est souvent le mieux à même d’expliquer l’ensemble du parcours de soins au patient. Cette prise en charge globale des cancers digestifs permet au patient une excellente identification de son médecin référent et un raccourcissement des délais de prise en charge à tous les niveaux y compris pour la mise en route d’une chimiothérapie.

Les hépato-gastroentérologues sont très impliqués dans l’enseignement et la recherche en oncologie digestive au plus haut niveau national et international. La participation des hépato-gastroentérologues à la recherche clinique a permis à la France d’être à la pointe des progrès en cancérologie digestive et les études françaises d’être très régulièrement présentées en communications orales dans les grands congrès internationaux de cancérologie et publiés dans les plus grandes revues internationales.

La formation initiale des hépato-gastroentérologues fait une grande part à la cancérologie et environ 30% des HGE suivent une formation complémentaire en cancérologie. La formation en cancérologie des HGE est reconnue dans la maquette du cursus européen HGE.

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