Enjeux et perspectives

Rendre la spécialité encore plus attractive

L’hépato-gastroentérologie ne figure pas dans le peloton de tête des spécialités choisies par les étudiants à l’issue des ECN (13eme sur 44 en 2019). Les raisons sont multiples, pas toujours justifiées, mais on peut citer (dans le désordre) la diversité des pathologies (qui peut effrayer), la charge de travail considérée comme importante par les jeunes médecins à l’hôpital, des rémunérations plus faibles que dans d’autres disciplines etc. La spécialité doit probablement travailler auprès des plus jeunes, en amont de l’ECN, pour promouvoir la profession. Cette démarche avait été initiée par le CNU il y a plusieurs années avec un certain succès, en insistant sur la diversité des pathologies, les aspects médico-techniques, une recherche dynamique. Les rémunérations ne doivent pas être un sujet tabou : 40% des HGE gagnent plus de 7 500 euros par mois, certes pas forcément en début de carrière. Les femmes et les plus jeunes, à l’hôpital (souvent les 3 critères sont associés) ont incontestablement des niveaux de revenus trop faibles. L’HGE est probablement moins rémunératrice que beaucoup de spécialités très prisées, mais ce n’est peut-être pas le principal motif de choix des étudiants : si la première spécialité choisie est la chirurgie plastique, l’imagerie médicale n’arrive qu’en 10eme position dans le classement. Quoiqu’il en soit, la spécialité (et son syndicat) se mobilise pour maintenir un niveau de rémunération qui la rende attractive.

Chapitres

Le cancer du pancréas : une progression préoccupante

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